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29 mai 2019

Les plantes bio-indicatrices

Souvent détestées, arrachées et appelées mauvaises herbes, les plantes bio-indicatrices sont des végétaux qui, par leur présence ou absence, abondance ou rareté, permettent d’apprécier le degré de pollution de l’eau ou de l’air. (Larousse)

« Une plante ne pousse pas par hasard, lorsque vous la rencontrez dans votre jardin, elle a un rôle à jouer dans cet endroit-là, à ce moment-là. » (Gérard Ducerf, botaniste). Afin d’être représentative, l’abondance de chaque plante doit être de 5 à 10 pieds/m².

Certes, elles peuvent produire des nuisances, entrer en concurrence avec d’autres végétaux, apporter un sentiment « d’espace à l’abandon », abîmer les revêtements de sol, elles apportent néanmoins de très nombreux avantages. En effet, en plus de leurs qualités bio-indicatrices, elles forment une couverture qui protège les sols. Les racines permettent à l’eau de mieux pénétrer dans la terre, aidées par la pédofaune (faune du sol). Celles du chardon commun (Cirsium arvense) par exemple, peuvent descendre en profondeur même dans un substrat sec pour aider l’eau et l’air à pénétrer de nouveau dans le sol.

Ces plantes sont aussi utiles au bon développement des écosystèmes dans lesquels chaque être vivant a une place bien spécifique. A titre d’exemple, la grande ortie (Urtica dioïca) peut indiquer un excès d’azote ou un excès de matière organique animale. Cette plante urticante n’est pas toujours bien vue des jardiniers. Or, elle est une plante-hôte qui permet le développement de nombreuses espèces de papillons.

On ne peut pas toujours laisser ces végétaux se développer en de multiples endroits, néanmoins ils participent à la biodiversité du jardin et à plus grande échelle à celle de la ville.

 

Illustration : Paon du jour sur une grande ortie

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